Professeur Layton 3 : le destin perdu

La série estampillée Professeur Layton est ma préférée de la ludothèque DS (si on met de côté Picross, évidemment). Chaque épisode est source d’autant d’émerveillement que de réflexion. Un univers d’énigmes mis au service d’une histoire passionnante, il y a de quoi être ravi ! Le sujet de ce troisième opus ne déroge pas à la règle puisqu’il aborde tout simplement le voyage dans le temps. Intéressant, isn’t it ?

Un artwork assez représentatif de l'ambiance.

En tout cas le début démarre fort, et les mystères mystérieux s’accumulent rapidement. Les premières heures sont très stimulantes, mais cela implique un gros problème qui commencera à pointer le bout de son nez vers le tiers du jeu : comment faire durer l’aventure une vingtaine d’heures ? Et oui, ce troisième volet s’avère très long à terminer ! En soit ce n’est pas un défaut, mais on assiste à des heures de remplissage scénaristique qui ne servent pas à grand-chose. Des dialogues sans cesse, interminables, des faux rebondissements, des allers retours… Bref on s’ennuie un peu en milieu de partie. C’est personnel, mais je n’avais pas ressenti ça dans les précédents épisodes. Le rythme et la divulgation des mystères mystérieux étaient plus fluides. Heureusement on retrouve une nouvelle fois l’ambiance gentleman british un peu vieillotte mais caractéristique de la série. La musique contribue aussi énormément à l’immersion dans ce monde : elle est envoutante, surnaturelle.

On est en terrain (et personnage) connu.

 

Les énigmes quant-à-elles, sont toujours aussi prenantes (même si, du coup, elles se voient espacées par de nombreux dialogues). Globalement elles sont plus simples qu’avant, d’autant plus qu’un quatrième indice vient presque vous donner la solution quand vous l’activez. Il coute deux pièces au lieu d’une, mais ce n’est pas une raison pour donner les trois quarts de la solution ! Bref petit coup de gueule là-dessus car cet indice supplémentaire nuit au principe même d’un jeu à énigmes. Autre point étrange, il y a moins de pièges dans les énigmes. La difficulté tourne plus autour d’un énoncé minimum voire ambiguë (mais jamais incomplet). En même temps il faut bien que les concepteurs se renouvellent car ils en sont à leur troisième jeu et ça doit faire plus de quatre cents énigmes ! Mais rassurez vous, la plupart des casse-têtes sont excellents. Un petit mot sur les quêtes annexes également. Je les ai trouvées bien moins intéressantes que celles de ses grands frères (quoique le hamster de Professeur Layton 2, ce n’était pas folichon non plus…). Seule la quête avec les vignettes à mettre dans le bon ordre, suivant une histoire, m’a paru originale et bien pensée. Le reste ne m’a pas convaincu, même si ce n’était pas non plus mauvais. Elles sont un peu à l’image du jeu en fait : décevantes.

Un exemple d'énigme.

 

Vous l’aurez compris, ce troisième volet de la saga Professeur Layton m’a beaucoup déçu. Non pas que ce soit un mauvais jeu, mais cet espèce de faux rythme ne m’a pas emballé. J’ai un peu l’impression d’un manque de renouvellement. Il ne faudrait pas non plus que Level-5 se repose sur ses acquis. Le studio de développement a trouvé un genre qu’il maitrise, alors un peu de prise de risque que diable !

Le mini-jeu très moyen du perroquet.

 

 

2 réflexions sur “Professeur Layton 3 : le destin perdu

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